Passoire thermique : définition, nouvelles lois et comment rénover en 2026

EcoFlow

On chauffe. On paye. Et l'argent s'échappe littéralement par les murs, les combles et les fenêtres. La passoire thermique n'est pas seulement inconfortable — c'est un actif qui perd de la valeur chaque année qui passe sans travaux. 5,2 millions de logements sont dans ce cas en France (ADEME, 2025).

Définition légale, calendrier des interdictions, travaux prioritaires, aides 2026 et solutions solaires pour réduire la facture immédiatement — avec les kits solaires avec batterie.

Passoire thermique

Passoire thermique : définition et critères

Une définition légale précise, basée sur deux critères simultanés.

Qu'est-ce qu'une passoire thermique ?

Une passoire thermique est, au sens légal français (loi Énergie-Climat n° 2019-1147 et arrêté DPE 2021), un logement classé F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Le DPE réformé au 1er juillet 2021 est calculé sur deux critères simultanés : la consommation d'énergie primaire (en kWh/m²/an) ET les émissions de GES (en kg CO₂ équivalent/m²/an). La classe finale retenue est la plus défavorable des deux — un logement peut être classé G pour ses émissions même si sa consommation est F.

Classe DPE

Conso. énergie primaire

Émissions GES

Statut

A

≤ 70 kWh/m²/an

≤ 6 kg CO₂éq/m²/an

Très performant

B

71-110 kWh/m²/an

7-11 kg CO₂éq/m²/an

Performant

C

111-180 kWh/m²/an

12-30 kg CO₂éq/m²/an

Moyen

D

181-250 kWh/m²/an

31-50 kg CO₂éq/m²/an

Acceptable

E

251-330 kWh/m²/an

51-70 kg CO₂éq/m²/an

Insuffisant

F — passoire

331-420 kWh/m²/an

71-100 kg CO₂éq/m²/an

PASSOIRE THERMIQUE

G — passoire

> 420 kWh/m²/an

> 100 kg CO₂éq/m²/an

PASSOIRE THERMIQUE

DPE passoires thermiques : les chiffres en France

En 2026, la France compte environ 5,2 millions de logements classés F ou G (ADEME, 2025), soit environ 17 % du parc résidentiel total. Ces DPE passoires thermiques se répartissent ainsi : 3,8 millions en classe F, 1,4 million en classe G. Ils sont surreprésentés dans les maisons individuelles d'avant 1975 (construction antérieure à la première réglementation thermique RT 1974). Le coût de chauffage annuel d'une passoire thermique de 100 m² en classe G peut atteindre 3 000-4 500 €/an, contre 600-900 € pour un logement équivalent en classe B (ADEME). L'objectif de la loi Énergie-Climat est d'éliminer les passoires thermiques du parc immobilier français d'ici 2034.

Comment savoir si mon logement est une passoire thermique ?

Deux approches complémentaires : les signes que vous pouvez observer vous-même et l'outil officiel.

Comment savoir si mon logement est une passoire thermique : les signes révélateurs

Plusieurs indices permettent d'identifier une passoire thermique avant même de faire appel à un diagnostiqueur. Facture énergétique élevée : si votre facture de chauffage dépasse 150 €/mois en hiver pour un logement de 80-100 m², c'est un signal fort. Inconfort thermique persistant : courants d'air près des fenêtres et portes, murs froids au toucher, condensation sur les vitrages simples, difficulté à maintenir 19 °C même avec le chauffage à fond. Isolation absente ou défaillante : combles non isolés, murs sans isolation, simple vitrage, plancher bas sur vide sanitaire non isolé. Équipement de chauffage vétuste : chaudière fioul ou gaz de plus de 20 ans, convecteurs électriques des années 1980.

Le DPE : l'outil officiel pour savoir si mon logement est une passoire thermique

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est l'outil légal obligatoire pour classer un logement. Depuis le 1er avril 2023, il est obligatoire avant toute mise en vente ou en location. Depuis le 1er janvier 2025, le DPE est opposable — le propriétaire est responsable de son exactitude (loi Climat et Résilience, loi n° 2021-1104). Coût : 100-250 € chez un diagnostiqueur certifié. Un DPE réalisé avant le 1er juillet 2021 n'est plus valable depuis le 1er janvier 2023. Valide 10 ans sauf travaux modifiant la performance du logement.

Passoire thermique nouvelle loi : ce qui change en 2026

Le calendrier légal est irréversible. 2025, 2028, 2034 : trois échéances contraignantes pour les propriétaires de passoires thermiques.

Location passoire thermique : les interdictions progressives

Date

Interdiction

22 août 2022

Gel des loyers pour logements F et G (pas d'augmentation entre locataires ou en cours de bail)

1er janvier 2023

Interdiction de louer les logements G+ (consommation > 450 kWh/m²/an)

1er janvier 2025

Interdiction de louer tous les logements G (> 420 kWh/m²/an)

1er janvier 2028

Interdiction de louer les logements F (toutes les passoires thermiques F)

1er janvier 2034

Interdiction de louer les logements classés E

Source : loi Énergie-Climat (loi n° 2019-1147) et loi Climat et Résilience (loi n° 2021-1104). Ces interdictions s'appliquent aux nouveaux contrats et aux renouvellements de bail.

Interdiction vente passoire thermique : ce qui est prévu

L'interdiction de vente des passoires thermiques n'existe pas en droit français en 2026. En revanche, plusieurs obligations s'imposent lors de la vente : DPE obligatoire annexé à la promesse de vente. Audit énergétique obligatoire (coût 500-1 000 €) pour les maisons individuelles F ou G depuis le 1er avril 2023. Information des acquéreurs sur les obligations de travaux. Une réforme prévoyant un mécanisme d'incitation financière à la rénovation avant vente est en discussion au Parlement en 2026.

Passoires thermiques et décote immobilière

Au-delà des obligations légales, les passoires thermiques subissent une décote de valeur significative. Les études des notaires français (2024) montrent une décote de 5 à 15 % pour les logements classés F et jusqu'à 20-25 % pour les logements G, par rapport à un logement équivalent classé C. À Paris, la décote atteint 8-12 % selon les arrondissements. Un logement rénové passant de G à C peut gagner 15 à 25 % de valeur — un retour sur investissement potentiellement supérieur au coût des travaux sur certains marchés tendus.

Rénover sa passoire thermique : les travaux prioritaires

Deux leviers pour sortir du statut de passoire thermique : l'isolation (agir sur les déperditions) et le chauffage (réduire la consommation résiduelle). Les deux sont généralement nécessaires pour passer de F-G à D.

Les travaux d'isolation pour sortir du statut de passoire thermique

Par ordre d'impact sur la réduction des déperditions thermiques : isolation des combles et de la toiture (25-30 % des déperditions, coût 50-100 €/m² posé, économie 600-1 000 €/an sur 100 m²). Isolation des murs par l'extérieur (ITE, 20-25 % des déperditions, coût 120-200 €/m² posé). Remplacement des fenêtres (double ou triple vitrage, 10-15 % des déperditions, 500-1 000 €/fenêtre). Isolation du plancher bas (7-10 %, 30-80 €/m²). Ces travaux sont cumulables avec le changement de système de chauffage pour maximiser le gain de classes DPE.

Remplacer le système de chauffage d'une passoire thermique

Le changement du système de chauffage est souvent nécessaire pour franchir plusieurs classes DPE. La pompe à chaleur air-eau (COP 3-4) est la solution recommandée par l'ADEME pour réduire simultanément la consommation d'énergie primaire et les émissions de GES. PAC air-eau : 10 000-18 000 €, MaPrimeRénov' jusqu'à 5 000 € (ANAH, 2026). Attention : pour les passoires thermiques classées F-G, la PAC seule ne suffit généralement pas à atteindre la classe D — elle doit être combinée à au moins l'isolation des combles. Une rénovation globale visant un gain de 2 classes DPE minimum est la seule éligible à une prise en charge jusqu'à 80 % (profils très modestes, Parcours Accompagné).

Aides financières pour rénover sa passoire thermique en 2026

Le coût de la rénovation d'une passoire thermique peut atteindre 30 000 à 70 000 € pour une rénovation globale. Les aides 2026 peuvent couvrir 30 à 80 % de ce montant selon le profil de revenus.

MaPrimeRénov' 2026 pour les passoires thermiques

Profil

Couleur

Isolation combles

PAC air-eau

Plafond

Très modestes

Bleu

75 €/m²

5 000 €

80 % travaux

Modestes

Jaune

50 €/m²

4 000 €

60 % travaux

Intermédiaires

Violet

35 €/m²

3 000 €

45 % travaux

Élevés

Rose

15 €/m²

1 000 €

30 % travaux

MaPrimeRénov' 2026 (ANAH, guichet rouvert le 23 février 2026) propose deux parcours : Parcours par geste (travaux isolés) et Parcours Accompagné (rénovation globale, gain ≥ 2 classes DPE, suivi par un AMO agréé dont le coût est pris en charge jusqu'à 100 %). Plafond de travaux : 70 000 € sur 5 ans. Règle absolue : déposer la demande AVANT de signer le devis et de commencer les travaux. Travaux obligés par un professionnel certifié RGE.

Autres aides pour sortir du statut de passoire thermique

CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) : primes cumulables avec MaPrimeRénov'. Éco-PTZ : jusqu'à 50 000 € sur 20 ans à 0 % pour financer le reste à charge. TVA à 5,5 % sur fourniture et pose (logement > 2 ans, professionnel RGE). Aide à la rénovation ANAH (Habiter Mieux) : pour les ménages modestes en complément. Action Logement : aides spécifiques pour les salariés du secteur privé. Chèque énergie 2026 (153 € en moyenne, envoyé depuis le 1er avril 2026, Ministère de la Transition Écologique) : réduire la facture immédiatement en attendant les travaux.

Réduire la facture du chauffage électrique d'une passoire thermique avec le solaire

Le solaire avec batterie ne s'applique qu'aux systèmes de chauffage électrique (radiateurs à inertie, plancher chauffant électrique, chauffe-eau électrique, pompe à chaleur). Il ne peut pas alimenter une chaudière à gaz, fioul ou granulés. Si votre passoire thermique est chauffée à l'électricité, le solaire avec batterie agit directement sur le coût du kWh consommé, sans toucher à la structure du logement, en attendant ou en complément des travaux de rénovation. Cette solution s'avère particulièrement efficace pour les foyers chauffés à l'électricité, dont les factures s'envolent dès les premiers froids.

Le solaire comme levier complémentaire à la rénovation d'une passoire thermique

Une passoire thermique de 100 m² consomme 3 000-4 500 €/an de chauffage. En couvrant une part significative de la consommation électrique par l'autoconsommation solaire, un foyer peut économiser plusieurs centaines d'euros par an sur sa facture, sous conditions d'ensoleillement (zones H2 et H3, CRE) et sur 20 à 25 ans de durée de vie du système. Chaque kWh solaire autoconsommé remplace un kWh réseau à 0,1940 €. La gamme EcoFlow STREAM stocke le surplus solaire produit en journée pour l'injecter le matin et le soir dans les appareils de chauffage, l'eau chaude sanitaire et les équipements du foyer.

Solution EcoFlow STREAM pour les propriétaires de passoires thermiques

1. EcoFlow STREAM 5000 : Solution complète pour les propriétaires de passoire thermique

Votre logement est classé F ou G et vous n'avez pas encore de panneaux solaires ? La STREAM 5000 est conçue pour les foyers qui préparent une nouvelle installation photovoltaïque. Elle intègre un onduleur et une batterie LFP dans un seul boîtier, capte l'énergie solaire via 4 entrées MPPT (5 000 W max), la stocke et la redistribue le soir à vos appareils de chauffage, votre chauffe-eau et vos équipements courants — réduisant immédiatement la facture de votre passoire thermique pendant la période précédant les travaux de rénovation.

EcoFlow STREAM 5000 (5 024 Wh)
Capacité : 5 024 Wh ; extensible jusqu'à 90 kWh • Entrée solaire directe : 5 000 W (4×1 250 W MPPT) • Sortie off-grid : jusqu'à 3 000 W • Sortie grid-tied : 800–3 000 W • LFP 10 000 cycles — -20 °C à +55 °C

Vos panneaux solaires sont déjà installés mais le surplus part sur le réseau à 0,04 €/kWh pendant que votre passoire thermique continue de tirer sur le réseau le soir ?

2. EcoFlow STREAM AC 5000 : Maximiser l'autoconsommation pour réduire la facture de votre passoire thermique

La STREAM AC 5000 s'intègre à votre installation solaire existante sans intervention technique lourde. Elle capte le surplus exporté à l'OA et le redistribue le soir à vos appareils de chauffage, votre chauffe-eau et vos équipements courants — réduisant la facture énergétique de votre passoire thermique pendant et après la rénovation.

EcoFlow STREAM AC 5000 (5 024 Wh)
Capacité : 5 024 Wh ; extensible jusqu'à 90 kWh • Connexion AC : compatible toute installation PV existante • Sortie off-grid : jusqu'à 3 000 W • Sortie grid-tied : 800–3 000 W • Empilable jusqu'à 6 unités (18 kW max)

Conclusion

Trois échéances à retenir. 2025 : les logements G sont interdits à la location — c'est déjà entré en vigueur. 2028 : les logements F seront à leur tour interdits à la location. 2034 : les logements E seront concernés. Pour un propriétaire de passoire thermique, la stratégie optimale en 2026 est de combiner : travaux de rénovation financés par MaPrimeRénov' et l'Éco-PTZ, et un kit solaire EcoFlow STREAM pour réduire la facture immédiatement pendant la période de travaux. Les deux démarches se cumulent et ne s'excluent pas.

FAQs

1. Quelle est la définition d'une passoire thermique et de son DPE ?

Une passoire thermique est un logement classé F (331-420 kWh/m²/an) ou G (> 420 kWh/m²/an) au DPE, selon la loi Énergie-Climat n° 2019-1147 et l'arrêté DPE 2021. Le DPE est calculé sur deux critères simultanés : consommation d'énergie primaire ET émissions de GES. La classe retenue est la plus défavorable des deux. En 2026, la France compte 5,2 millions de DPE passoires thermiques (ADEME, 2025).

2. Comment savoir si mon logement est une passoire thermique ?

Quatre signaux : facture de chauffage > 150 €/mois en hiver pour 80-100 m², présence de courants d'air, murs froids au toucher, équipements de chauffage vétustes (> 20 ans). La confirmation officielle passe par un DPE réalisé par un diagnostiqueur certifié (100-250 €), obligatoirement postérieur au 1er juillet 2021 pour être valable.

3. Quelles sont les nouvelles lois sur la location de passoire thermique en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2025 : interdiction de louer tous les logements classés G (> 420 kWh/m²/an). Depuis 2022 : gel des loyers pour les logements F et G. À venir : interdiction de louer les F en 2028, les E en 2034 (loi Énergie-Climat n° 2019-1147 et loi Climat et Résilience n° 2021-1104). Ces interdictions s'appliquent aux nouveaux contrats et aux renouvellements.

4. Y a-t-il une interdiction de vente de passoire thermique en 2026 ?

Non, il n'y a pas d'interdiction de vendre un logement classé F ou G en 2026. En revanche, lors de la vente : DPE obligatoire annexé à la promesse de vente, audit énergétique obligatoire (500-1 000 €) pour les maisons F-G depuis le 1er avril 2023, information des acquéreurs sur les obligations de travaux. Les passoires thermiques subissent une décote de 5 à 25 % sur le marché (notaires français, 2024).

5. L'autoconsommation solaire est-elle efficace pour une passoire thermique ?

Oui, comme levier complémentaire à la rénovation. Une passoire thermique de 100 m² consomme 3 000-4 500 €/an de chauffage. En couvrant une part significative de la consommation électrique par l'autoconsommation solaire, un foyer peut économiser plusieurs centaines d'euros par an sur sa facture. Le solaire n'améliore pas le DPE — seuls les travaux de rénovation le font. Mais il réduit la facture immédiatement, avant et pendant les travaux.

Batterie Solaire