Tout savoir sur les tarifs du prix de l'électricité : 2025-2026 Guide complet pour économiser
Fin du mécanisme ARENH, hausse du TURPE et de la TVA : votre prix de l’électricité va-t-il augmenter en 2026 ? Ce guide analyse la situation du prix de l’électricité en 2025, les évolutions prévues du prix de l’électricité en 2026, et propose des solutions concrètes pour réduire votre facture, sans sacrifier votre confort de vie.
Prix de l’électricité en France en 2025 : situation actuelle et composition
Situation actuelle du prix de l’électricité en France
En 2025, le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE) en France a connu deux baisses successives, en février et en août. Pourtant, la majorité des ménages n’a pas réellement constaté de diminution sur sa facture :
Prix de l’électricité EDF en 2025
Prix de base : 0,1952 € / kWh (contre 0,2016 € / kWh auparavant, soit une baisse de 3,18 %)
Prix heures creuses : 0,1635 € / kWh (baisse de 3,60 %)
Prix heures pleines : 0,2081 € / kWh (baisse de 3,03 %)
Abonnement mensuel : à partir de 15,47 € (charge fixe, indépendante de la consommation)
Pourquoi votre facture d’électricité n’a-t-elle pas baissé ?
Pourquoi la “baisse officielle du prix de l’électricité” ne s’est-elle pas traduite par de réelles économies sur votre facture ? La confusion de nombreux ménages provient d’un biais de perception courant : assimiler le prix du kilowattheure au montant total de la facture. En réalité, le prix unitaire du kWh ne représente qu’une partie limitée de la facture. Ce qui détermine réellement vos dépenses, c’est la structure complète de la facture d’électricité :
Composition des coûts | Part du coût total | Évolution en 2025 | Impact |
Coût de l’énergie (facturé par le fournisseur) | 35% | Baisse de 15 % du tarif réglementé | Baisse visible mais largement compensée |
Frais de transport et de distribution (TURPE) | 40% | Hausse de 7,7 % liée aux investissements dans le réseau | Financement de la modernisation du réseau électrique |
Taxes et contributions diverses | 25% | Hausse de la TVA sur l’abonnement de 5,5 % à 20 % | Augmentation structurelle des coûts fixes |
À la lecture du tableau, on constate que le prix de l’électricité en France n’est pas uniquement influencé par les fluctuations du marché. En réalité, 65 % de la facture d’électricité est déterminée par des coûts fixes, notamment les frais de réseau (TURPE) et les taxes et contributions (TVA, charges liées aux énergies renouvelables, etc.).
En 2025, la hausse des frais de transport et de distribution ainsi que des taxes a entièrement neutralisé les bénéfices de la baisse du coût de l’énergie.
Évolution historique du prix de l’électricité en France : 2012–2025
Pour comprendre la situation actuelle des factures d’électricité, il est utile de revenir sur les principales évolutions des 13 dernières années. Entre 2012 et 2025, le prix de l’électricité en France a augmenté cumulativement de 55 %.
Événements clés :
2022 : déclenchement du conflit russo-ukrainien → flambée mondiale des prix du gaz et de l’électricité → le gouvernement français met en place le « bouclier tarifaire », limitant la hausse des factures à 4 %.
2023 : assouplissement du bouclier tarifaire → hausse cumulée des factures de 26,5 % sur l’année.
2024 : fin totale du bouclier tarifaire → augmentation globale des factures de 9,5 % (hausse de 8,6 % du tarif de base et de 9,8 % pour les tarifs heures pleines/heures creuses).
2025 : baisse du tarif réglementé, mais hausse simultanée des taxes et du TURPE → pour la majorité des ménages, le montant final de la facture reste globalement stable.
La régulation politique joue un rôle central dans l’évolution des prix de l’électricité. En particulier, la fin des mesures de protection tarifaire en 2024 a entraîné une hausse significative du prix de l’électricité en France.
Évolution du prix du kilowattheure en 2023–2024
Prix du kWh – tarif de base EDF : 0,25 € / kWh (contre 0,2062 € / kWh en 2023, soit une hausse de 8,6 %)
Prix du kWh – heures pleines : 0,27 € / kWh (contre 0,2228 € / kWh en 2023, soit une hausse de 9,8 %)
Prix du kWh – heures creuses : 0,20 € / kWh (contre 0,1615 € / kWh en 2023)

Source des données : d’après les données de la Commission de régulation de l’énergie (CRE)
Évolution du prix de l’électricité en 2026
Fin de l’ARENH et mise en place du mécanisme VNU
Le 31 décembre 2025, le mécanisme ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), en vigueur depuis 15 ans, arrive officiellement à échéance. Ce dispositif permettait jusqu’alors aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à EDF à un prix fixé de 42 €/MWh. À partir de 2026 :
Tous les fournisseurs devront s’approvisionner en électricité sur le marché libre ;
Le coût de référence de l’électricité nucléaire passera à 60,3 €/MWh (soit +43 % par rapport au prix ARENH) ;
Impact estimé : une hausse moyenne de 19 % de la facture d’électricité des ménages, soit 230 à 250 € supplémentaires par an ; pour les clients industriels, l’augmentation des coûts pourrait dépasser 50 %.
Nouveau mécanisme VNU : atténuation des impacts mais limites
Pour faire face à la fin de l’ARENH, la France a mis en place le mécanisme VNU (Versement nucléaire universel), dont le principe est la redistribution des surprofits :
Prix de l’électricité nucléaire entre 60,3 et 65–85 €/MWh : 50 % des surprofits reversés aux consommateurs ;
Prix de l’électricité nucléaire supérieur à 95–115 €/MWh : 90 % des surprofits reversés aux consommateurs.
Limites du mécanisme :
Lorsque le prix se situe entre 60,3 €/MWh et le seuil d’imposition, les consommateurs ne bénéficient d’aucune compensation ;
Ce mécanisme ne couvre pas la hausse des frais de transport et de distribution. (RTE et Enedis prévoient 10 000 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040 pour moderniser le réseau et intégrer les énergies renouvelables, coûts qui seront directement répercutés sur les utilisateurs d’électricité. )
Prévisions à long terme (2026–2040)
Les experts s’accordent à dire que le prix de l’électricité connaîtra une tendance structurelle à la hausse dans les années à venir :
Hausse structurelle : selon le syndicat français de l’électricité, la facture annuelle moyenne par ménage pourrait augmenter de 100 à 200 € d’ici 2040 ;
Volatilité accrue : avec l’augmentation de la part des énergies renouvelables, les prix des heures pleines hivernales pourraient fortement augmenter, tandis que les heures creuses estivales deviendraient la norme ;
Coûts fixes en hausse : la part des abonnements, des frais de transport et distribution, et des taxes dans la facture devrait encore progresser.
Facteurs clés de cette évolution :
Investissements dans le réseau : RTE prévoit 94 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040 pour adapter le réseau aux énergies renouvelables et aux nouveaux usages ;
Financement du nucléaire : la construction des nouveaux réacteurs EPR2 nécessite des investissements considérables, dont le coût sera répercuté sur les consommateurs ;
Transition énergétique : les objectifs de décarbonation entraînent des modernisations d’infrastructures, dont les coûts sont transférés aux usagers.
Guide pour économiser sur la facture d’électricité en 2026 : astuces pratiques et solutions durables
1. Optimiser son contrat d’électricité
Choisir la puissance adaptée : pour un ménage standard sans climatisation ni gros électroménager (lave-vaisselle, sèche-linge), une puissance de 6 kVA est largement suffisante. Réduire la puissance de 9 kVA à 6 kVA permet de réaliser environ 150 € d’économies par an.
Opter pour un tarif heures pleines/heures creuses : si votre consommation de pointe se concentre la nuit (utilisation du lave-linge, sèche-linge, chauffe-eau) et que la consommation nocturne représente plus de 30 %, ce type de tarif peut faire économiser jusqu’à 15 % sur la facture.
Comparer les offres du marché : des fournisseurs comme TotalEnergies, Engie, ENI proposent des offres à prix fixe sur 2 ans, permettant de se protéger contre les hausses prévues en 2026. Vous pouvez utiliser le comparateur officiel du gouvernement français pour choisir l’offre la plus adaptée à votre profil.
2. Adapter ses habitudes de consommation
Appareils électroménagers
Baisser la température du lave-linge de 40 °C à 30 °C : économie d’environ 0,2 kWh par cycle.
Limiter l’usage du sèche-linge : sécher le linge naturellement 3 fois par semaine permet d’économiser 4,5 kWh.
Éteindre les appareils en veille : réduit la consommation totale d’environ 5 %.
Chauffage et éclairage
Remplacer les ampoules halogènes par des LED : 10 ampoules permettent d’économiser 30 kWh par an.
Réduire la durée des douches de 3,5 minutes : économie de 7 kWh par semaine (l’eau chaude représente 16 % de la consommation totale d’électricité d’un ménage).
Installer des rideaux épais ou des joints d’étanchéité : pour limiter les pertes de chaleur.
Gestion intelligente : utiliser le compteur Linky ou un système domotique pour identifier les appareils les plus énergivores et ajuster leur usage de manière ciblée.
Choisir des appareils économes : lors du remplacement des équipements, privilégier les produits de classe énergétique A, plus économes que les appareils standard.
3. Autoconsommation solaire : une solution durable pour économiser
Face à la demande croissante des ménages français d’autonomie énergétique, les systèmes photovoltaïques sont devenus des choix très populaires. Des stations électriques portables adaptées aux petites habitations aux générateurs solaires de grande capacité capables de couvrir l’ensemble des besoins domestiques, EcoFlow propose des solutions sur mesure en fonction des conditions d’ensoleillement et des habitudes de consommation des foyers français.
Solutions selon les besoins :
Pour répondre aux besoins d’alimentation électrique de secours et de stockage d’énergie des foyers, les stations d’alimentation portatives EcoFlow proposent une gamme de capacités, une sortie de puissance flexible et une configuration d’interfaces riche. Elles peuvent servir de source d’alimentation de secours fiable en cas de coupure de courant domestique, garantissant un approvisionnement électrique ininterrompu dans toutes les situations d’urgence.
Parmi elles, la Station électrique portable EcoFlow DELTA 3 Max Plus (2 048 Wh) est un choix idéal. Dotée d’une puissance nominale de 3000 W, elle peut délivrer une puissance maximale de 3900 W grâce à la technologie X-Boost. Cette puissance est suffisante pour faire fonctionner divers appareils électroménagers, comme le réfrigérateur, le four à micro-ondes, la cafetière et le radiateur électrique. Sa grande capacité de base de 2048 Wh peut facilement satisfaire les besoins d’alimentation de secours pendant 4 à 8 heures de coupure de courant. Associée à un module de batterie d’extension pour atteindre 6 kWh, elle peut maintenir les appareils électroménagers en fonctionnement pendant 2 jours consécutifs. Sa capacité peut même être étendue jusqu’à 10 kWh. Cela permet de couvrir parfaitement les scénarios de coupures de courant prolongées ou les usages domestiques à haute charge. Elle est également équipée d’une fonction de gestion intelligente à distance. Cette fonction peut prioriser l’alimentation des équipements essentiels comme les appareils médicaux, améliorant ainsi la capacité de garantie d’urgence.
Pour répondre aux besoins d’autonomie énergétique des foyers français, EcoFlow propose des générateurs solaires aux configurations variées, avec des capacités de 256 Wh à 7 200 Wh, combinés à des panneaux solaires efficaces à 23 % et étanches IP68, comme le panneau solaire portable 220 V. Ces systèmes permettent à la fois de sécuriser l’alimentation domestique en cas de coupure et de fournir de l’électricité pour les activités hors réseau lors de séjours en extérieur.
Parmi eux, le Station électrique portable EcoFlow DELTA 2+Panneau solaire bifacial 220 W est un choix populaire pour de nombreux foyers français. Équipée d’un panneau solaire portable de 220 W à double face, l’efficacité de capture solaire est augmentée de 25 %. Sa batterie de 1 024 Wh permet de faire fonctionner vos appareils pendant plusieurs heures. Grâce au mode X-Boost, il peut alimenter des appareils jusqu’à 2 400 W, permettant ainsi de réaliser des économies significatives sur la facture d’électricité au quotidien.
Station électrique portable EcoFlow DELTA 2+Panneau solaire bifacial 220 W
Conclusion
Le prix de l’électricité en France connaît une mutation historique : fin du mécanisme ARENH, hausse des taxes et augmentation des coûts d’investissement dans le réseau. Tous ces facteurs rendent la mise en place de stratégies d’économie d’énergie incontournable. En optimisant votre abonnement, en réduisant votre consommation et en investissant dans des solutions d’autoproduction solaire, vous pouvez maîtriser facilement vos dépenses énergétiques. Ne laissez pas les hausses de 2026 vous surprendre : comparez dès maintenant les différentes offres d’électricité, ajustez votre abonnement et contactez-nous pour une solution solaire sur mesure !
FAQs
Quel sera le prix du kWh EDF en 2025 ?
En France, le prix de référence de l’électricité est le tarif réglementé EDF. Au 28 décembre 2025, dans le cadre du tarif bleu (tarif réglementé), le prix de base était de 0,1952 €/kWh, avec un prix en heures pleines de 0,2081 €/kWh et un prix en heures creuses de 0,1635 €/kWh.
Quel est le niveau du prix de l’électricité en France par rapport à l’Europe ?
Selon les données de marché 2025, le prix de l’électricité en France est descendu en dessous de la moyenne européenne. En octobre 2025, le prix moyen en France était de 25,24 c€/kWh, contre une moyenne de l’UE d’environ 29,42 c€/kWh. Bien que ce prix reste inférieur à celui de l’Allemagne (40,37 c€/kWh) ou du Royaume-Uni (35,29 c€/kWh), il demeure plus élevé que dans des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, où le développement des énergies renouvelables est plus avancé.
Les prévisions pour 2026 : le prix de l’électricité EDF va-t-il fortement augmenter ?
Le marché prévoit que le prix de l’électricité EDF en 2026 continuera à subir des pressions haussières. La fin du mécanisme ARENH à la fin de 2025 conduira à un prix du nucléaire basé sur le coût plus élevé fixé par la CRE (60,3 €/MWh). Bien que le nouveau mécanisme VNU vise à stabiliser les fluctuations du marché par la taxation et la redistribution des surprofits, la hausse continue des coûts “cachés”, tels que le TURPE et les taxes, laisse présager qu’à long terme, les dépenses réelles en énergie des consommateurs continueront de subir une évolution à la hausse du prix de l’électricité.